Historique
de l'AGD

Jean-Jacques
DESSALINES proclama l’Indépendance d’Haïti
le 1er janvier 1804. Au 4 mai 1804, les premières dispositions
régissant le commerce extérieur du nouvel Etat avaient
déjà été arrêtées, sous
l’autorité du père Fondateur, par le Général
de Division Vernet, Ministre des Finances et Conseiller d’Etat.
La Douane Haïtienne revendique les premiers éléments
de réglementation conçus dans l’émotion
et dans la fièvre des chantiers du nouvel Etat. Elle s’y
attaché encore pour autant que son évolution suive
de près les meanders et les soubresauts de l’histoire
nationale.
Au lendemain du débarquement des marines en 1915, l’une
des premières décisions de l’occupant américain
consista à faire mainmise sur la Douane. L’Administration
Douanière devint le Département fiscal de la Banque
Nationale de la République d’Haïti (BNRH), contrôlée
elle aussi par les étrangers.
Le 13 juillet 1961, la Douane Haïtienne retrouva son statut
de service extérieur du Ministère de l’Economie
et des Finances, sous l’appellation d’Administration
Générale des Douanes.
La création en 1973 de l’Administration Portuaire de
Port-au-Prince, rebaptisée Autorité Portuaire Nationale
(APN) en 1978, détermina une autre phase décisive
dans l’histoire de la Douane. Délestée de ses
responsabilités portuaires, l’institution douanière
se concentre sur les importantes missions fiscale, économique
et de protection qui sont les siennes propres.
Les
missions de la Douane

LA
MISSION FISCALE
C’est
la plus connue des missions de la Douane et celle à partir
de laquelle les observateurs apprécient généralement
la performance de l’institution. La Douane haïtienne
est chargée de percevoir les droits, taxes et amendes à
l’importation des marchandises, toutes charges fiscals ayant
été suppimées à l’exportation,
à titre d’incitation. La perception en douane compte
pour plus de soixante-cinq pour cent (65%) dans les revenues fiscaux
de l’Etat.
L’importance de la Mission Fiscale de la Douane Haïtienne
s’est accrue ces dernières années du fait de
la rareté des financements extérieurs. Le Gouvernement
ne peut miser que sur ses organismes de collecte pour faire face
à des obligations chaque jour plus pressantes envers la population.
Toutefois, avec l’ouverture de nos frontiers à la libre
circulation des marchandises de la CARICOM et la perspective de
notre integration à la Zone de libre Echange des Amériques,
les données sont appelées à changer et la mission
économique à prendre le pas sur le role fiscale de
la Douane.
LA MISSION ECONOMIQUE
Cette mission consiste, pour la Douane, à favoriser l’essor
économique en prenant,dans son champ de competence, des measures
propres à assurer, entre autres:
*La
libre concurrence commerciale, en luttant contre la fraude, la contrefacon
par exemple ou en accordant un traitement équitable à
tous les opérateurs;
*La facilitation des échanges, la fluidité, la simplicité
et transparence des procedures;
*La disponibilité des statistiques du commerce extérieur,
pour éclairer les décideurs dans leurs choix de politique
commerciale et les opérateurs dans leurs investissements.
LA MISSION DE PROTECTION
Il s’agit de protéger la population, la faune, la flore,
les eaux territoriales, l’espace aérien et, en general,
l’ensemble du territoire contre l’introduction incontrôlée
de tout élément nocif.
La Douane exerce cette mission en appliquant l’article 52
du code Douanier qui interdit, sauf dans des conditions bien déterminées,
l’importation de substances psychotropes, d’armes de
guerre, de fausses monnaies et d’appareils pour leur fabrication,
d’oeuvres manifestement attentatoires à la pudeur,ect.
La Douane l’exerce encore en luttant contre le blanchiment
de l’argent, l’importation de déchets toxiques
et en appliquant toutes les formes de restrictions indiquées
à l’importation de produits ou de matériels
dangereux.
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